IAM Canada – Bâtir notre syndicat, un milieu de travail à la fois

Les recruteurs, les agents d’affaires et les agents d’affaires directeurs de l’IAM de partout au Canada se sont réunis les 7 et 8 octobre dans le cadre d’un Sommet du recrutement de l’IAM, axé sur le renforcement de nos efforts de recrutement et de l’avenir de notre syndicat.

Pendant deux jours, des dirigeants et du personnel de l’IAM de partout au pays ont partagé leurs expériences, échangé des idées et renforcé les outils et les stratégies nécessaires pour recruter davantage de travailleuses et de travailleurs.

Grâce à une série de séances, de présentations et de discussions, les participants ont exploré différentes approches en matière de recrutement, des stratégies de campagne et de nouvelles façons de mieux rejoindre les travailleuses et travailleurs et de communiquer la valeur de l’adhésion syndicale.

Le sommet a également été une occasion importante d’apprendre les uns des autres. Le recrutement peut prendre différentes formes selon les milieux de travail, mais les défis auxquels font face les travailleuses et travailleurs sont souvent similaires. En partageant ce qui fonctionne, en discutant des défis et en s’appuyant sur les expériences de chacun, les représentants de l’IAM sont repartis avec de nouvelles idées et une énergie renouvelée à mettre au service de leurs milieux de travail et de leurs communautés.

Le recrutement, c’est bien plus que faire signer des cartes. C’est créer des liens, écouter les travailleuses et travailleurs et les aider à reconnaître leur force collective. C’est leur donner une voix au travail et leur montrer tout ce qui est possible lorsqu’ils se tiennent ensemble.

Grâce à de solides efforts d’organisation, le syndicat IAM peut continuer à grandir, à rejoindre davantage de travailleuses et travailleurs et à renforcer notre pouvoir dans les milieux de travail partout au Canada.

Ensemble, nous continuerons à bâtir un IAM plus fort, une conversation, une campagne et un milieu de travail à la fois

IAM Canada – Le droit de grève doit être protégé

Le syndicat de l’IAM est profondément préoccupé par le projet de loi proposé par le gouvernement du Canada et par les répercussions qu’il pourrait avoir sur les tables de négociation collective partout au pays.

En vertu du projet de loi C-39, pendant une grève, le ministre du Travail pourrait demander au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) d’ordonner la reprise des activités, de prolonger temporairement une convention collective existante ou d’établir un mécanisme exécutoire de règlement des différends si le ministre détermine qu’une grève ou un lock-out a des répercussions négatives importantes sur « l’intérêt national ».

Pour l’IAM, toutefois, la question fondamentale demeure : des travailleuses et travailleurs qui ont respecté toutes les exigences légales pour exercer leur droit de grève pourraient malgré tout se voir retirer ce droit par une intervention gouvernementale.

L’objectif d’une grève est de créer une pression économique à la table de négociation. Si les répercussions économiques potentielles d’une grève légale deviennent un motif pour mettre fin à cette grève, l’efficacité même du droit de grève est remise en question.

Au cours de la dernière année, l’IAM, le Congrès du travail du Canada et d’autres syndicats canadiens ont présenté des mémoires demandant la suppression complète de l’article 107 et du pouvoir du gouvernement de mettre fin aux grèves légales. Avec le projet de loi C-39, le gouvernement fait exactement le contraire et renforce davantage sa capacité d’intervenir.

« Avec le projet de loi C-39, le gouvernement du Canada a renforcé son pouvoir de mettre fin aux grèves, ce qui aura des répercussions importantes sur la libre négociation collective au pays. L’IAM demande aux députés d’examiner attentivement les dispositions relatives au travail du projet de loi C-39 et de veiller à ce que toute modification au Code canadien du travail renforce, plutôt qu’elle n’affaiblisse, la libre négociation collective, » a déclaré David Chartrand, vice-président général de l’IAM au Canada.

Bâtir un Canada fort, c’est aussi garantir des conventions collectives solides et de solides protections pour les travailleuses et travailleurs.

L’IAM continuera de défendre ces principes et de s’opposer à toute mesure qui affaiblit la capacité des travailleuses et travailleurs à se tenir debout, à rester unis et à lutter pour une convention collective juste.