IAM Canada – Plus de politique dans l’aviation !

Déclaration de l’IAM sur les menaces de décertification des aéronefs canadiens
La certification est une question de sécurité, pas de politique

Toronto (Ontario), le 29 janvier 2026: Le syndicat de l’IAM (anciennement connu sous le nom de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale – AIMTA) condamne fermement les informations selon lesquelles le président des États-Unis, Donald Trump, menacerait de décertifier les aéronefs fabriqués au Canada et d’imposer des droits de douane de 50 % sur les aéronefs construits au Canada. De telles mesures, si elles étaient mises en œuvre, entraîneraient de graves perturbations dans l’industrie aérospatiale nord-américaine et mettraient en péril des milliers d’emplois des deux côtés de la frontière.

Toute décision visant à imposer des tarifs sur les aéronefs canadiens ou à interférer avec les processus de certification aurait des conséquences majeures non seulement pour les travailleuses et travailleurs canadiens, mais aussi pour leurs homologues américains, en raison de l’intégration profonde des secteurs aérospatiaux des États-Unis et du Canada. La fabrication et l’entretien aérospatiaux en Amérique du Nord fonctionnent comme un écosystème unique et interconnecté.

Bombardier, chef de file mondial de l’aviation dont le siège social est situé dans le Grand Montréal, au Québec, et qui se spécialise dans la conception, la fabrication et l’entretien d’avions d’affaires de luxe, emploie à elle seule environ 3 000 personnes aux États-Unis, notamment dans des installations de fabrication et de service. L’entreprise s’appuie également sur près de 2 800 fournisseurs basés aux États-Unis, qui emploient des milliers de travailleuses et travailleurs américains. Bon nombre des composantes et des systèmes installés sur les aéronefs construits au Canada sont fabriqués aux États-Unis. Ces aéronefs, y compris les avions d’affaires et les aéronefs civils fabriqués au Canada, opèrent quotidiennement dans l’espace aérien américain et soutiennent des transporteurs tels que Delta, United, American et Alaska Airlines, ainsi que des exploitants et des économies régionales partout au pays.

Les menaces de décertification des aéronefs canadiens sont injustifiées et dangereuses. La certification des aéronefs existe pour garantir la sécurité, et non pour servir d’outil politique ou économique. Toute tentative de révoquer ou d’annuler des certifications pour des motifs politiques entraînerait presque certainement de longues batailles juridiques, créant une incertitude et une instabilité qui menaceraient directement les emplois, les investissements et la confiance envers le système de l’aviation à travers l’Amérique du Nord.

La politisation de la certification des aéronefs établirait un précédent mondial dangereux, minerait les normes internationales de sécurité et mettrait en péril l’intégrité du système aéronautique.

David Chartrand, vice-président général de l’IAM au Canada, a déclaré :
Les industries aérospatiales du Canada et des États-Unis sont profondément interconnectées. Toute attaque contre les aéronefs canadiens nuit autant aux travailleuses et travailleurs canadiens qu’américains. La certification des aéronefs doit demeurer indépendante et fondée sur la sécurité, et non sur la politique. Une décertification motivée par des considérations politiques créerait de l’instabilité, menacerait des milliers d’emplois des deux côtés de la frontière et minerait l’intégrité du système aéronautique dont nous dépendons tous.

Le Canada et les États-Unis ont une longue histoire de coopération en matière de fabrication aérospatiale, de surveillance de la sécurité et d’innovation. Porter atteinte à ce partenariat nuirait aux travailleuses et travailleurs, aux compagnies aériennes, aux fournisseurs et aux passagers.

L’IAM appelle les décideurs à tenir la politique à l’écart de la sécurité aérienne et à protéger les travailleuses et travailleurs ainsi que les industries qui dépendent de systèmes de certification stables et fondés sur des règles claires.

Une nouvelle convention collective pour les membres de l’unité Howmet Canada

Le 17 janvier 2026, les 163 membres de l’unité Howmet Canada, Section locale 712 du syndicat de l’IAM, ont acceptéde renouveler leur première convention collective lors d’une assemblée qui s’est tenue au Holiday Inn, Laval. Cette entente de trois ans a été accepté par 89% des membres présents et vient clore cette négociation entamée en septembre 2025.

La nouvelle convention collective apporte des améliorations significatives aux conditions de travail, notamment :

  • Une progression salariale totale de 11.4% sur trois ans, dont 5% la première année (rétroactive au 1er janvier 2026).
  • Bonification de groupe salarial pour plusieurs classifications.
  • Intégration d’une banque d’heures supplémentaires de 40 heures
  • Accélération de l’acquisition d’une semaine de vacances supplémentaire à partir de 12 ans de service
  • Boni de signature de 750$
  • Amélioration des primes et introduction au contrat de travail langage normatif (avec primes) pour les formateurs.
  • Transformation en heures et augmentation progressives des congés personnels annuels de 3 jours à 40h. (Les congés non utilisés sont monnayables à chaque 31 décembre.)
  • Ajout à la convention collective de langage concernant l’affichage de postes
  • Amélioration de la durée de rappel en cas de mise à pied.
  • Introduction d’un calendrier des jours fériés pour la durée du contrat.
  • Mise en place d’un projet pilote proposant un horaire de travail 4 x 10h pour le quart de soir.

La solidarité au cœur du succès

Accompagné par Stéphane Paré, agent d’affaires du District 11, le comité de négociation composé de Mathieu Dubois, José Silva et Danys Jackmino, a maintenu des pourparlers avec l’employeur pendant près de 4 mois avant d’en arriver à une entente de principe.

« Je voudrais remercier les membres de l’équipe de négociation qui ont participé activement aux discussions et analyses afin d’arriver à une entente de principe pour le renouvellement de la première convention collective. C’est grâce aux efforts soutenus de ceux-ci et à leur persévérance que nous sommes parvenus à atteindre les objectifs des membres. Les gains obtenus pour les membres de l’unité Howmet Canada démontrent la détermination du comité malgré les difficultés rencontrées en cours de route » , a déclaré Stéphane Paré.

Selon les chiffres mis de l’avant par l’employeur, ce dernier aurait injecté environ 1 427 000$ en incidences monétaires pour la durée du contrat.  « Nous soulignons les efforts de celui-ci, sa volonté de satisfaire les travailleurs et travailleuses et de reconnaître le fruit de leur travail », a fait savoir le confrère Paré.

Un appui indéfectible des membres

La patience et la solidarité des membres ont été exemplaires tout au long du processus ce qui a fait en sorte que le comité de négociation s’est senti pleinement soutenu et en confiance. Maintenant que leur nouvelle convention est ratifiée, les travailleuses et travailleurs de Howmet Canada réalisent pleinement l’ampleur des gains obtenus par leur solidarité jumelée à la force et le savoir-faire d’un vrai syndicat.

Walter Gerlach: Un Héritage de Service et de Leadership

Walter Gerlach a consacré 45 ans au syndicat de l’IAM, marquant profondément le syndicat et sa communauté. Son parcours a débuté en septembre 1980 lorsqu’il a été initié à la Section Locale 1857 de l’automobile. La même année, il commence sa carrière comme apprenti dans une concession General Motors certifiée IAM à Vancouver, en Colombie-Britannique. Grâce à des années de dévouement et de compétence, Walter a obtenu la certification Red-Seal en tant que technicien en service automobile, preuve de son excellence professionnelle.

L’engagement de Walter envers les droits des travailleurs , travailleuses et le leadership syndical a été solide. Il fait ses premiers pas dans le leadership en tant que délégué syndical et membre du comité de négociation IAM en 1995, suivi rapidement par son élection comme secrétaire de la Section locale 1857 en 1996. En 1997, il rejoint le conseil exécutif du District 250 du Nord-Ouest, et en 2002, il est élu représentant syndical et recruteur. Son leadership continue de croître, aboutissant à sa nomination en tant que représentant syndical directeur du District 250 du Nord-Ouest en 2013.

En plus de ses fonctions au district, Walter a représenté les membres canadiens au Comité juridique de l’IAM de 2014 à 2020 et a siégé au Comité sur l’avenir de l’IAM. Il est également membre actif du conseil exécutif de la Fédération du travail de la Colombie-Britannique, représentant les Sections locales de l’IAM de 2013 à 2025, et préside le Poly Party Council of Unions aux chantiers navals de Vancouver. Pendant près de deux décennies, il a transmis son savoir en tant qu’éducateur syndical à la Harrison Winter School, sous l’égide du Congrès du travail du Canada, formant la prochaine génération de leaders syndicaux.

Walter a également été un défenseur passionné de sa communauté, siégeant comme membre élu du travail au conseil exécutif provincial du NPD de la Colombie-Britannique et présidant les syndicats affiliés au caucus du NPD de la Colombie-Britannique. En 2021, il est nommé au Conseil consultatif pour l’innovation en construction navale de la Colombie-Britannique, reflétant son engagement profond pour le développement de l’industrie. Il a cofondé le tournoi annuel de golf caritatif Guide Dogs of America du District 250 du Nord-Ouest et a joué un rôle clé au sein de l’United Way of the Lower Mainland, siégeant à son conseil, co-présidant le Labour Campaign Cabinet et co-dirigeant l’initiative Waterfront United Workplace.

L’engagement de Walter Gerlach sur plusieurs décennies reflète une combinaison rare d’excellence professionnelle, de leadership syndical et de service communautaire. Son travail a renforcé l’IAM, fait progresser les droits des travailleurs, et travailleuses et laissé un impact durable sur d’innombrables individus et organisations à travers la Colombie-Britannique.

Merci, Walter, et bonne retraite !

Le Conseil des Machinistes du Québec prépare les représentants syndicaux à une négociation collective réussie

Du 14 au 16 janvier 2026 se déroulait à Sherbrooke une séance de formation sur la négociation collective organisée par le Le Conseil des Machinistes du Québec (CMQ). Offerte par les représentants du District 11, Alessandro Bernardelli et Christian Bilodeau, cette formation rassemblait des représentants des Sections locales 712 et 922.

La négociation d’un contrat de travail est une partie importante du rôle d’un représentant syndical. Négocier une convention qui respecte les besoins de ses confrères et consœurs de travail demande une bonne capacité d’analyse, des connaissances des lois du travail et une bonne maîtrise de l’art de la négociation. C’est pourquoi le CMQ s’assure du transfert de ces connaissances par la formation des comités de négociations qui se verront confier la responsabilité de s’asseoir avec un employeur pour négocier un bon contrat de travail. L’accès à une formation de qualité est un atout pour l’ensemble des membres du syndicat de l’IAM. Nous tenons à féliciter chaleureusement tous les participants.

Ont participé à la formation:

De la SL 712, Yan Jalbert, Jean-Michel Bourbeau, Jérôme Denault et Patrick Sears.

De la SL 922 , Isahi Salvador Rojas, Jimmy Cantin, Hugo Ducharme, Isabel Martel, Edmond Roy, Albano Rojas, David Bellerose, Pascal Yann Dufour et David Rousseau.