IAM Canada – Des leaders syndicaux manifestent contre le projet de loi C-39 pour défendre le droit de grève

Les dirigeants syndicaux et les membres de syndicats de partout au Canada se sont rassemblés pour protester contre le projet de loi C-39, exprimant leurs inquiétudes quant aux pouvoirs accrus du gouvernement fédéral d’intervenir dans les conflits de travail et aux menaces que cela représente pour le droit de grève des travailleuses et travailleurs.

Des représentants de plusieurs secteurs, notamment le ferroviaire, l’aviation, les services postaux et d’autres industries, ont pris part à la manifestation pour envoyer un message clair : les droits des travailleuses et travailleurs doivent être protégés et la négociation collective doit conserver toute sa portée.

Le projet de loi C-39 suscite de sérieuses inquiétudes au sein du mouvement syndical quant à la capacité du gouvernement d’intervenir dans les conflits de travail, ce qui pourrait limiter le recours à la grève comme moyen de négocier des salaires équitables, de meilleures conditions de travail et des protections accrues.

Pour les syndicats, le droit de grève est un élément fondamental de la négociation collective. Lorsque les travailleuses et travailleurs perdent la possibilité de cesser le travail, le rapport de force penche en faveur des employeurs, ce qui affaiblit leur capacité à négocier équitablement et à conclure des ententes qui répondent à leurs besoins.

Alors que les inquiétudes concernant le projet de loi C-39 continuent de grandir, les dirigeants syndicaux demandent au gouvernement fédéral de respecter les droits constitutionnels des travailleuses et travailleurs, de préserver un processus de négociation collective libre et équitable et de veiller à ce que leurs droits ne soient pas sacrifiés au nom de considérations politiques ou économiques.

Les droits des travailleuses et travailleurs ne sont pas négociables. Le droit de grève doit être protégé.

IAM Canada – Gardons nos aéroports publics. Protégeons les travailleurs et les travailleuses

Le syndicat de l’IAM demande aux députés et aux sénateurs de s’opposer aux concessions privées à long terme dans les plus grands aéroports du Canada afin de protéger les travailleurs, les travailleuses, les bons emplois syndiqués et l’intérêt public.

Les aéroports du Canada constituent une infrastructure publique essentielle. Ils relient les communautés, soutiennent l’emploi et assurent le transport des personnes et des marchandises partout au pays. Les décisions concernant l’exploitation de ces installations essentielles doivent servir avant tout l’intérêt public, et non uniquement les intérêts financiers privés.

Les concessions privées à long terme envisagées aux aéroports internationaux Toronto Pearson, Montréal-Trudeau, Vancouver et Calgary soulèvent d’importantes préoccupations quant à l’avenir du réseau aéroportuaire canadien.

L’IAM prévient que la privatisation de l’exploitation des aéroports pourrait exercer une pression à la hausse sur les frais et nuire aux services ainsi qu’aux bons emplois syndiqués. Les travailleurs et les travailleuses qui assurent chaque jour le bon fonctionnement de nos aéroports doivent avoir leur mot à dire dans les décisions qui touchent leur milieu de travail, leurs moyens de subsistance et les services sur lesquels la population canadienne compte.

Agissez : faites entendre votre voix

L’IAM invite ses membres, les travailleurs et les travailleuses préoccupés par cet enjeu à communiquer avec leurs députés et les sénateurs afin de leur demander de s’opposer aux concessions privées à long terme dans les plus grands aéroports du Canada.

Votre voix compte. En envoyant une lettre à vos représentants élus, vous pouvez contribuer à sensibiliser la population aux enjeux et réclamer des décisions qui protègent les travailleurs, garantissent la reddition de comptes et permettent aux aéroports du Canada de continuer à servir l’intérêt public.

Agissez dès aujourd’hui. Cliquez ici pour envoyer une lettre à votre député et aux sénateurs.

Ensemble, nous pouvons défendre les travailleurs et les travailleuses et protéger les bons emplois syndiqués et préserver l’intérêt public au Canada.

Cliquez ici pour acceder au rapport intitulé Public Runways, Private Profits: Why Airport Privatization Would Be Risky and Costly for Canadians , préparé par le Congrès Canadien du Travail (CTC).

L’IAM demande au premier ministre Carney de donner la priorité aux travailleuses et travailleurs et à l’intérêt public

Le syndicat de l’IAM demande au premier ministre Mark Carney et au gouvernement fédéral de revoir leur projet visant à faire appel à des investissements privés pour l’exploitation des plus grands aéroports du Canada.

Dans une lettre adressée au premier ministre, le vice-président général de l’IAM au Canada, David Chartrand, exprime la ferme opposition du syndicat aux concessions privées à long terme visant les aéroports Pearson de Toronto, Montréal-Trudeau, Vancouver et Calgary.

L’IAM représente des milliers de travailleuses et travailleurs dans les secteurs de l’aviation et du transport aérien au Canada. Chaque jour, les membres de l’IAM contribuent à assurer la sécurité, l’efficacité et le bon fonctionnement du réseau aérien canadien, notamment dans les domaines de l’exploitation, de l’entretien, de la sécurité et de nombreux autres services essentiels.

Le syndicat craint que le transfert de l’exploitation de ces aéroports essentiels à des investisseurs privés constitue, dans les faits, une privatisation, même si le gouvernement fédéral conserve la propriété des terrains et des infrastructures.

« Les aéroports ne sont pas de simples actifs commerciaux. Ce sont des infrastructures publiques essentielles », affirme David Chartrand. « Leur exploitation doit être guidée par l’intérêt public et non par les attentes des investisseurs privés et de leurs actionnaires. »

L’IAM s’inquiète également des répercussions potentielles sur les travailleuses et travailleurs ainsi que sur les personnes qui voyagent. Les exploitants privés seront soumis à des pressions pour générer des rendements financiers, ce qui pourrait entraîner une hausse des frais d’utilisation, une réduction des coûts, des restructurations et la sous-traitance de certains emplois.

Le syndicat estime qu’il existe d’autres moyens d’améliorer le financement des aéroports, les investissements dans les infrastructures, la gouvernance et l’abordabilité, sans confier l’exploitation d’infrastructures nationales essentielles à des intérêts privés dans le cadre de concessions à long terme.

Les travailleuses et travailleurs doivent également avoir une voix réelle dans toute discussion sur l’avenir des aéroports canadiens. Les personnes qui exploitent, entretiennent, sécurisent et soutiennent ces infrastructures comprennent mieux que quiconque leurs défis et leurs possibilités.

L’IAM demande une rencontre avec le premier ministre Carney et les membres concernés de son gouvernement afin de discuter de ces préoccupations et de s’assurer que la voix des travailleuses et travailleurs soit entendue avant que d’autres décisions soient prises.

L’IAM continuera de défendre des infrastructures publiques solides, de bons emplois syndiqués et un système d’aviation au service de la population canadienne d’un océan à l’autre.

Cliquez ici pour lire la lettre complète de David Chartrand, vice-président général de l’IAM au Canada, adressée au premier ministre Mark Carney.

Lire les communications précédentes de l’IAM sur la privatisation des aéroports.
1) L’IAM prend la parole à Ottawa contre la privatisation des aéroports
2) Le syndicat de l’IAM réagit aux projets de privatisation des aéroports du gouvernement fédéral

IAM Canada – Bâtir notre syndicat, un milieu de travail à la fois

Les recruteurs, les agents d’affaires et les agents d’affaires directeurs de l’IAM de partout au Canada se sont réunis les 7 et 8 octobre dans le cadre d’un Sommet du recrutement de l’IAM, axé sur le renforcement de nos efforts de recrutement et de l’avenir de notre syndicat.

Pendant deux jours, des dirigeants et du personnel de l’IAM de partout au pays ont partagé leurs expériences, échangé des idées et renforcé les outils et les stratégies nécessaires pour recruter davantage de travailleuses et de travailleurs.

Grâce à une série de séances, de présentations et de discussions, les participants ont exploré différentes approches en matière de recrutement, des stratégies de campagne et de nouvelles façons de mieux rejoindre les travailleuses et travailleurs et de communiquer la valeur de l’adhésion syndicale.

Le sommet a également été une occasion importante d’apprendre les uns des autres. Le recrutement peut prendre différentes formes selon les milieux de travail, mais les défis auxquels font face les travailleuses et travailleurs sont souvent similaires. En partageant ce qui fonctionne, en discutant des défis et en s’appuyant sur les expériences de chacun, les représentants de l’IAM sont repartis avec de nouvelles idées et une énergie renouvelée à mettre au service de leurs milieux de travail et de leurs communautés.

Le recrutement, c’est bien plus que faire signer des cartes. C’est créer des liens, écouter les travailleuses et travailleurs et les aider à reconnaître leur force collective. C’est leur donner une voix au travail et leur montrer tout ce qui est possible lorsqu’ils se tiennent ensemble.

Grâce à de solides efforts d’organisation, le syndicat IAM peut continuer à grandir, à rejoindre davantage de travailleuses et travailleurs et à renforcer notre pouvoir dans les milieux de travail partout au Canada.

Ensemble, nous continuerons à bâtir un IAM plus fort, une conversation, une campagne et un milieu de travail à la fois

IAM Canada – Le droit de grève doit être protégé

Le syndicat de l’IAM est profondément préoccupé par le projet de loi proposé par le gouvernement du Canada et par les répercussions qu’il pourrait avoir sur les tables de négociation collective partout au pays.

En vertu du projet de loi C-39, pendant une grève, le ministre du Travail pourrait demander au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) d’ordonner la reprise des activités, de prolonger temporairement une convention collective existante ou d’établir un mécanisme exécutoire de règlement des différends si le ministre détermine qu’une grève ou un lock-out a des répercussions négatives importantes sur « l’intérêt national ».

Pour l’IAM, toutefois, la question fondamentale demeure : des travailleuses et travailleurs qui ont respecté toutes les exigences légales pour exercer leur droit de grève pourraient malgré tout se voir retirer ce droit par une intervention gouvernementale.

L’objectif d’une grève est de créer une pression économique à la table de négociation. Si les répercussions économiques potentielles d’une grève légale deviennent un motif pour mettre fin à cette grève, l’efficacité même du droit de grève est remise en question.

Au cours de la dernière année, l’IAM, le Congrès du travail du Canada et d’autres syndicats canadiens ont présenté des mémoires demandant la suppression complète de l’article 107 et du pouvoir du gouvernement de mettre fin aux grèves légales. Avec le projet de loi C-39, le gouvernement fait exactement le contraire et renforce davantage sa capacité d’intervenir.

« Avec le projet de loi C-39, le gouvernement du Canada a renforcé son pouvoir de mettre fin aux grèves, ce qui aura des répercussions importantes sur la libre négociation collective au pays. L’IAM demande aux députés d’examiner attentivement les dispositions relatives au travail du projet de loi C-39 et de veiller à ce que toute modification au Code canadien du travail renforce, plutôt qu’elle n’affaiblisse, la libre négociation collective, » a déclaré David Chartrand, vice-président général de l’IAM au Canada.

Bâtir un Canada fort, c’est aussi garantir des conventions collectives solides et de solides protections pour les travailleuses et travailleurs.

L’IAM continuera de défendre ces principes et de s’opposer à toute mesure qui affaiblit la capacité des travailleuses et travailleurs à se tenir debout, à rester unis et à lutter pour une convention collective juste.