Syndicat de l’IAM : les familles de travailleurs paieront le prix de la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada

 Brian Bryant, président international du syndicat de l’IAM (Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale), qui compte 600 000 membres, et David Chartrand, vice-président général du territoire canadien du syndicat de l’IAM, ont publié la déclaration suivante en réponse à l’effondrement des pourparlers commerciaux entre les États-Unis et le Canada, ainsi qu’à de fortes hausses tarifaires :

« À la suite de la décision du président Trump d’imposer un tarif douanier de 50 % sur de nombreux produits canadiens — et des menaces formulées par des responsables de l’administration visant à “interdire” les produits canadiens — le premier ministre Carney a annoncé que le Canada égalera les tarifs douaniers américains à venir, “dollar pour dollar”. Ces nouveaux contre-tarifs ciblés visent principalement des secteurs comme l’acier et l’aluminium, les électroménagers, le matériel agricole, ainsi que les pâtes et papiers — autant d’industries qui touchent directement les membres de l’IAM et leurs emplois.

« La décision de cette administration de continuer à intensifier ses attaques contre le Canada, ainsi que la guerre commerciale qui en découlera, est profondément néfaste pour les familles de travailleurs des deux côtés de la frontière — et ne fera aucun gagnant. La menace qui pèse sur les emplois de milliers de travailleurs et travailleuses ne contribuera pas à régler la crise de l’abordabilité, pas plus qu’elle n’assurera une augmentation de la fabrication nationale au bénéfice des travailleurs et travailleuses de part et d’autre de la frontière.

« Cette administration doit, plus que jamais, écouter le mouvement syndical et les travailleuses et travailleurs afin d’élaborer une politique commerciale centrée sur les travailleurs américains et canadiens, et de ramener les parties du bord du précipice destructeur. »

Le syndicat de l’IAM (Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale) est l’un des syndicats industriels les plus importants et les plus diversifiés en Amérique du Nord. Il représente environ 600 000 membres actifs et retraités dans les secteurs de l’aérospatiale, de la défense, du transport aérien, du transport ferroviaire, du transport en commun, des soins de santé, de l’automobile et d’autres industries aux États-Unis et au Canada.

IAM Canada – Le projet de loi C-39 doit placer les travailleurs et les travailleuses canadiens au cœur de l’avenir du Canada

 L’IAM est profondément concernée par les dispositions en matière de travail contenues dans le projet de loi C-39 et par leurs répercussions potentielles sur les travailleurs et les travailleuses partout au Canada.

Le gouvernement fédéral affirme que cette législation renforcera la négociation collective et protégera le droit de grève. Toutefois, les dispositions qui élargissent l’intervention du gouvernement dans les conflits de travail pourraient modifier l’équilibre des pouvoirs au détriment des travailleurs et des travailleuses et rendre plus difficile le recours à la négociation collective pour obtenir de meilleurs salaires, des milieux de travail plus sécuritaires et des emplois de qualité et stables.

« Les travailleurs et les travailleuses canadiens sont au cœur de ce pays. Nous ne pouvons pas gagner une guerre commerciale en affaiblissant leurs droits. Un Canada plus fort signifie défendre les personnes qui font avancer notre pays », a déclaré David Chartrand, vice-président général de l’IAM au Canada.

Le Canada fait face à une importante incertitude économique et à des pressions liées aux conflits commerciaux mondiaux. C’est précisément dans ce contexte que les travailleurs et les travailleuses ont besoin de droits solides en matière de négociation collective et d’une voix véritable dans leur milieu de travail, et non de mesures qui pourraient accorder au gouvernement davantage de pouvoirs pour intervenir dans des conflits de travail légaux.

« Bâtir un Canada plus fort et plus indépendant signifie investir dans les travailleurs, les travailleuses et les communautés canadiennes. Cela signifie créer de bons emplois syndiqués, renforcer les industries nationales et veiller à ce que les personnes qui construisent, entretiennent et exploitent les infrastructures du Canada puissent profiter de la prospérité qu’elles contribuent à créer », a ajouté M. Chartrand.

Pour l’IAM , la souveraineté économique doit notamment permettre aux travailleurs et aux travailleuses canadiens d’avoir une véritable voix dans leurs conditions de travail et leur avenir. La force économique du Canada ne peut pas être mesurée uniquement par les investissements, les grands projets ou les corridors commerciaux. Elle doit également être mesurée par la qualité des emplois créés et par la capacité des travailleurs à bénéficier de cette croissance grâce aux droits et aux protections dont ils disposent.

La construction de la nation ne doit pas se faire au détriment des droits des travailleurs, des travailleuses ou de la négociation collective. Les travailleurs et les travailleuses canadiens ne sont pas séparés du succès économique du Canada. Ils en sont le fondement.

Un Canada plus fort et plus indépendant doit être bâti avec les travailleurs, les travailleuses avec des syndicats forts et dans le respect des droits pour lesquels des générations de Canadiens ont lutté.

AIMTA Canada – Syndicats du Canada : les travailleurs ont assez attendu l’adoption du projet de loi C-64, loi sur l’assurance-médicaments

Bruske : Le Sénat doit entériner le projet de loi sans amendement ou nouveau retard.

OTTAWA – L’assurance-médicaments a pour but de voir à ce que les familles de tout le Canada ait accès à de meilleurs soins de santé en couvrant les médicaments de prescription. Elle comble une lacune critique de notre système de santé, mais le retardement de l’adoption du projet de loi C-64 compromet sa mise en œuvre.

« Des millions de Canadiennes et Canadiens ont attendu assez longtemps pour bénéficier d’un accès gratuit aux médicaments contre le diabète et aux moyens de contrôle des naissances », déclare Bea Bruske, présidente du Congrès du travail du Canada. « Le Sénat doit entériner ce projet de loi sans l’amender avant de mettre fin à ses travaux pour l’été. »

Le système d’assurance-médicaments actuel du Canada est une mosaïque de 100 régimes publics et plus de 100 000 régimes privés qui cause d’énormes disparités dans l’accessibilité, l’abordabilité et la couverture. L’inconséquence est telle que des millions de Canadiens et Canadiennes peinent à se payer leurs médicaments sur ordonnance.

Chaque province et territoire a ses propres régimes distincts d’assurance-médicaments, ce qui crée un système complexe dont l’injustice est aggravée par les disparités entre les assureurs privés. Il s’ensuit que 7,5 millions de Canadiens et Canadiennes n’ont pas d’assurance-médicaments et paient leurs médicaments de leur poche.

« L’assurance-médicaments est l’amélioration la plus importante apportée à notre système de santé depuis l’instauration de l’assurance-maladie publique au Canada. On ne saurait trop insister sur l’urgence du besoin de la mettre en œuvre. Près d’un million de membres de la population canadienne ont dû sacrifier des nécessités de base comme la nourriture et le chauffage pour acheter des médicaments et un autre million a emprunté de l’argent à cette fin », ajoute madame Bruske.

« Depuis trop longtemps, bon nombre d’entre nous luttent pour acheter des médicaments de prescription salvateurs, faisant des compromis risqués entre le respect des ordonnances du médecin et le paiement du loyer », déclare Manuel Arango, vice-président, Politiques et défense des intérêts de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. « Ce projet de loi marque un progrès historique vers l’égalité d’accès aux médicaments de prescription pour tous au Canada. Nous incitons le gouvernement à profiter de l’occasion pour adopter la Loi sur l’assurance-médicaments avant la fin de juin. »

« Plus de 50 organisations de la société civile sous l’égide de la CCH appuient le projet de loi C-64, Loi sur l’assurance-médicaments, que nous revendiquons depuis des décennies. Au nom des personnes militant dans différents secteurs, y compris les soins de santé, les personnes âgées, les droits de personnes migrantes, la santé sexuelle et les droits des femmes, nous incitons le Sénat à entériner rapidement le projet de loi C-64. C’est d’une importance vitale pour que des millions de personnes accèdent gratuitement à des moyens de contraception et à des médicaments contre le diabète », déclare Jason Maclean, président de la Coalition canadienne de la santé.

L’assurance-médicaments permettra à la population canadienne d’économiser de l’argent. Un régime national d’assurance-médicaments, les achats massifs et la simplification de l’administration peuvent réduire le coût total des médicaments, remettant de l’argent dans les poches des familles. De plus, l’assurance-médicaments allégera les pressions exercées sur notre système de santé.

L’adoption rapide du projet de loi C-64, Loi sur l’assurance-médicaments, est nécessaire à l’accès gratuit de millions de Canadiennes et Canadiens aux médicaments contre le diabète et aux moyens de contrôle des naissances, qui apporterait un atténuement très nécessaire des effets du coût élevé de la vie.

Les syndicats du Canada demandent à tous les sénateurs et sénatrices de cesser de retenir le crucial projet de loi C-64, qui permettra aux gens d’économiser, facilitera l’accès aux médicaments contre le diabète et donnera aux femmes plus d’influence sur leur santé sexuelle et reproductive.

Notre message aux sénateurs et sénatrices est clair : entérinez le projet de loi C-64 sans autre délai.

SOURCE : Congrès du travail du Canada

AIMTA Canada – Mieux que jamais – Le 10e anniversaire du Symposium canadien d’action politique

Ce fut un 10e anniversaire réussi pour le Symposium canadien d’action politique. Des militants de l’AIM de partout au Canada se sont réunis au Centre d’éducation et de technologie Winpisinger à Hollywood, au Maryland, pour le symposium. De toute évidence, c’était le meilleur !

Le vice-président général canadien de l’AIM, David Chartrand, a souligné l’importance de l’action politique, en particulier à l’approche des prochaines élections fédérales en 2025. « Il est essentiel de mobiliser nos membres, car cela affecte notre vie professionnelle, nos familles et notre vie à la maison. »

Derek Ferguson, RGL de l’AIM au Canada pour l’action politique, a déclaré : « 80 militants politiques de l’AIM de tout le Canada se sont réunis au Centre W3 où nous avons élaboré et amélioré nos stratégies de communication et nos plans de mobilisation des membres dans la perspective des élections fédérales de 2025. Ensemble, nous ferons la différence ! » Derek détient le mandat de l’Action politique canadienne depuis cinq ans et a participé à tous les symposiums.

Les modérateurs Brent Farrington et Laurie Antonin, du Congrès du travail du Canada, ont dirigé la formation de deux jours et l’élaboration de stratégies. Ils sont également membres de la section locale 3111CULR de l’AIM. Voir une courte vidéo de Laurie ici.

Les participants se sont répartis en équipes principalement régionales et chaque équipe a conçu sa propre campagne avec des membres de chaque équipe responsable d’une variété de fonctions. Les équipes ont conçu des campagnes complètes et leurs différentes composantes – une équipe a même réalisé une vidéo Instagram !

Le président international, Brian Bryant, a fait une visite surprise au Symposium pour féliciter les Canadiens à l’occasion d’un 10e anniversaire réussi et de l’expansion continue de leur formation et de leurs actions politiques. Bryant a également informé les membres de ce qui se passe dans l’AIM. Voir une courte vidéo ici

Le premier Symposium canadien d’action politique a été lancé par le vice-président général à la retraite, Dave Ritchie, et le coordonnateur de l’action politique de cette période, Gord Falconer, en 2014. Gord a pris sa retraite en tant que chef du personnel en décembre 2023.

De nombreuses photos du Symposium sont disponibles sur notre site Flick site.