AIM Canada – Les syndicats s’opposent à des élections en période critique

Le 27 janvier, plus de 30 dirigeants syndicaux des secteurs privé, public et des métiers de l’Ontario se sont réunis pour exiger d’urgence une action de la part du Premier ministre Doug Ford en réponse à la menace des tarifs imposés par les États-Unis. La coalition demande la création d’un groupe de travail dédié aux tarifs et d’une stratégie unifiée pour protéger les travailleurs et travailleuses, les familles et les industries à travers l’Ontario et le Canada.

La décision de Doug Ford de fermer l’assemblée législative — déstabilisant la province pour privilégier les élections à des fins politiques personnelles — est opportuniste, imprudente et irresponsible”, a déclaré Laura Walton, présidente de la Fédération du travail de l’Ontario (OFL). “Ce n’est pas Doug Ford qui paiera le prix ; ce sont les travailleurs et travailleuses de l’Ontario et leurs communautés.

La diversité des secteurs que le syndicat de l’IAM représente et l’ampleur des dégâts que les tarifs pourraient causer à l’économie de l’Ontario si nous ne nous concentrons pas sur cette menace sont évidentes”, a déclaré Kim Valliere, représentante internationale du syndicat de l’IAM. “Nous n’avons pas besoin de la distraction d’une élection provinciale en ce moment.

Les dirigeants syndicaux ont critiqué la décision de Ford d’organiser des élections, affirmant que cela constituait une diversion imprudente par rapport au vrai problème en jeu. “Cette élection n’est pas ce dont nous avons besoin en ce moment. Nous devons nous concentrer sur les tarifs qui menacent un demi-million de travailleurs. Si nous n’agissons pas, cela aura des conséquences dévastatrices sur l’économie de l’Ontario”, a déclaré Kevon Stewart du syndicat  USW. Les tarifs menacent des industries vitales comme l’acier, l’aluminium, l’automobile et la fabrication, qui pourraient coûter des milliers d’emplois.

De plus, les travailleurs et travailleuses de tous les secteurs, y compris la santé, l’éducation et bien d’autres métiers, sont déjà en difficulté, et les tarifs pourraient aggraver leurs défis. En santé, il y a une grave pénurie d’infirmières, les hôpitaux sont débordés et les patients attendent des heures, voire des jours, pour être admis. Plus de 1,5 million d’Ontariens n’ont pas accès à un médecin de famille ou à un infirmier praticien. Le secteur de l’éducation est également sous pression, les enseignants et le personnel faisant face à des pressions croissantes et peinant déjà à répondre aux besoins des élèves.

Les dirigeants syndicaux exhortent les Ontariens à rester concentrés sur la crise immédiate. “Nous ne pouvons pas nous permettre des distractions comme les élections en ce moment. Si les élections vont de l’avant, nous encourageons les gens à voter pour les droits des travailleurs et la stabilité économique”, a déclaré Fred Hahn, président de CUPE Ontario. “Nous avons besoin d’un gouvernement qui travaille pour nous et avec nous. Un gouvernement qui priorise le bien-être des travailleurs, des familles et des communautés.

“Les mauvais gouvernements sont élus par les personnes qui ne prennent pas la peine de voter.”

Le syndicat de l’IAM était également présent, se tenant aux côtés des travailleurs et travailleuses de tous les secteurs dans la lutte pour sécuriser les emplois, les familles et les communautés face à la menace croissante des tarifs.

Kim Valliere, représentante internationale du syndicat de l’IAM, a également eu une entrevue avec Marit Stiles, cheffe du Nouveau Parti Démocratique de l’Ontario (NPD), où une discussion a eu lieu sur l’importance de voter lors des prochaines élections provinciales. “Nous avons besoin d’un gouvernement qui soutiendra les travailleurs, qui luttera pour les gens de tous les jours”, a déclaré Stiles.

Valliere et Stiles ont soulignées l’importance cruciale de se mobiliser pour le vote lors de l’élection à venir. “Nous allons parler à nos membres, aux communautés. Nous avons besoin d’un Ontario qui lutte pour les travailleurs, travailleuses et non pour les intérêts des riches et des puissants”, a déclaré Valliere. “Cette élection est une question de changement de direction pour cette province et de lutte pour l’avenir de tous les Ontariens.

Les dirigeants syndicaux ont également souligné le fait troublant que plus de 200 millions de dollars soient dépensés pour des élections, de l’argent qui aurait pu être utilisé pour résoudre des questions urgentes telles que la crise de la santé et des tarifs. “Nous avons besoin d’élections faites pour le peuple, pas pour des intérêts personnels”, a déclaré un porte-parole syndical.

Si les élections vont de l’avant, les syndicats incitent tout le monde à voter judicieusement, car l’avenir des travailleurs et travailleuses de l’Ontario est en jeu.

AIM Canada – Les syndicats à travers le Canada s’unissent pour défendre les droits des travailleurs et des travailleuses

Le 26 novembre 2024, des membres de syndicats venus de tout le Canada se sont réunis à Ottawa pour un événement de journée de lobby puissant, organisé par le Congrès du travail du Canada (CLC).

Cet événement a réuni 300 membres représentant divers syndicats qui ont rencontré plus de 140 politiciens de tous les partis politiques, y compris le Parti libéral, le Parti conservateur, le NPD et le Parti vert, tous porteurs d’un message clair et unique : lutter pour les droits des travailleurs et des travailleuses et un meilleur investissement dans des domaines clés affectant leur vie.

Les efforts de la journée se sont concentrés sur la défense d’investissements accrus dans trois domaines essentiels: les travailleurs et les travailleuses, les soins de santé et le logement abordable. Les membres des syndicats ont rencontré des politiciens pour pousser à l’adoption de politiques qui amélioreraient les conditions de travail, garantiraient des salaires équitables et assureraient un meilleur accès aux soins de santé et au logement pour tous les Canadiens. La journée de lobby n’a pas été simplement une journée de réunions, elle a été un appel à l’action pour que les gouvernements priorisent les besoins des travailleurs et des travailleuses et apportent des changements concrets qui auront un impact sur leurs vies et leurs familles.

L’importance des droits des travailleurs et des travailleuses en politique
Le CLC a organisé un atelier important qui a souligné l’importance de l’engagement politique pour les membres des syndicats. “Travailleurs Unis” était le thème de l’atelier, mettant en avant le rôle crucial que jouent les élections et l’implication politique dans la définition des politiques qui affectent directement les droits des travailleurs, les conditions de travail et les avantages sociaux. En tant que membres de syndicats, il ne suffit pas seulement de voter, mais aussi de s’engager dans des discussions avec les autres membres et les élus afin de garantir que les voix des travailleurs soient entendues.

L’atelier a souligné que les décisions gouvernementales sont au cœur des changements nécessaires pour les travailleurs. Des lois du travail au financement des soins de santé et au logement abordable, les décisions prises au niveau politique ont un impact direct et souvent profond sur la vie des travailleurs. En s’organisant et en participant à des événements comme la journée de lobby, les membres des syndicats prennent des mesures pour s’assurer que leurs préoccupations soient au centre du dialogue politique.

Soutien politique pour les travailleurs et les travailleuses
L’événement de la journée de lobby a vu un groupe diversifié de membres des syndicats dialoguer avec des politiciens de tous bords. Cette diversité d’engagement politique a été cruciale, car elle a montré un large soutien aux droits des travailleurs et des travailleuses à travers différentes idéologies politiques. Les politiciens ont été accueillis par des appels passionnés en faveur de changements auxquels ils bénéficieraient, tels que de meilleures protections du travail, un meilleur accès aux soins de santé et des initiatives de logement abordable.

Un moment clé de la journée a été le discours prononcé par Leila Dance, députée du NPD pour Elmwood-Transcona. Dance, fervente défenseure des travailleurs, a adressé la foule avec un message de solidarité, soulignant l’importance des syndicats et de l’action collective dans la lutte pour les droits des travailleurs. Elle a mis en lumière son engagement à s’assurer que les voix des travailleurs ne soient pas seulement entendues, mais qu’elles soient également prises en compte au Parlement.

Une voix collective pour le changement
À la fin de la journée, le message était clair : les syndicats et les travailleurs sont plus forts lorsqu’ils restent unis. L’événement a non seulement renforcé la détermination des membres des syndicats, mais a également montré l’importance d’un dialogue continu avec les politiciens.

La journée de lobby a été une démonstration puissante de solidarité, un appel à l’action pour un changement politique, et un pas vers un avenir meilleur pour les travailleurs et les travailleuses. Grâce aux efforts continus du CLC et des membres des syndicats, l’espoir d’une société plus équitable où les besoins des travailleurs sont prioritaires reste fort.

AIM Canada – Victoire historique pour l’AIM Canada, les activistes et des millions de Canadiens : Le Canada lance l’assurance-médicaments universelle

Après des décennies de mobilisation et de lutte menée par les membres, les activistes et les alliés de l’AIM Canada, le Canada a enfin établi un cadre pour un programme national d’assurance-médicaments à payeur unique. Le projet de loi C-64 constitue la première phase d’un programme qui prévoit l’accès universel à la contraception et aux médicaments contre le diabète.

Le Sénat a adopté le projet de loi en troisième lecture le 10 octobre, ouvrant ainsi la voie à la sanction royale le 11 octobre 2024. La loi est entrée en vigueur immédiatement.

Maintenant que le projet de loi est entré en vigueur, les provinces et les territoires doivent commencer à négocier des accords sur l’assurance-médicaments, y compris des détails sur le financement et la distribution. Ces négociations sont cruciales pour la mise en œuvre du plan, car le gouvernement fédéral doit finaliser les accords avec chaque province et territoire pour pouvoir aller de l’avant à l’échelle nationale.

Grâce aux néo-démocrates du Canada, le NPD, qui ont usé de leur influence sur le gouvernement libéral, des millions de Canadiens auront désormais accès gratuitement à des médicaments vitaux, tels que des traitements contre le diabète et des contraceptifs. Il s’agit d’une victoire importante pour tous les Canadiens, mais nous devons rester vigilants.

Avec les élections fédérales qui se profilent à l’horizon, nous devons poursuivre nos efforts de mobilisation pour faire en sorte que cet avantage parvienne à ceux qui en ont le plus besoin. Il est essentiel que nous élisions un gouvernement qui ne se contentera pas de mettre en œuvre l’assurance-médicaments, mais qui s’efforcera également de l’étendre.

Les libéraux promettent l’assurance-médicaments depuis des décennies, mais ils ont souvent succombé aux pressions des grandes sociétés pharmaceutiques. Ce n’est que grâce à l’insistance du NPD que de réels progrès ont été réalisés. De leur côté, Pierre Poilievre et les conservateurs se sont opposés à l’assurance-médicaments à tout bout de champ, menaçant l’avenir du programme s’ils accédaient au pouvoir.

En cette période charnière, les membres de l’AIM Canada continueront de se mobiliser avec leurs alliés, non seulement pour obtenir cette victoire vitale pour les Canadiens d’aujourd’hui, mais aussi pour la protéger et l’améliorer pour nos enfants, leurs enfants et leur avenir.

Liste complète des médicaments contre le diabète.
Liste complète des médicaments contraceptifs.

Derek Ferguson,
Action Politique de l’AIM

AIM Canada – L’AIM présente la question du roulement de contrat abusif au comité parlementaire permanent

Imaginez ne pas savoir si vous travaillerez pour le même employeur, pour un nouvel employeur ou si vous aurez même un emploi à l’avenir.

Voilà à quoi sont confrontés les membres de l’AIM chez TBH Services, dont le contrat actuel avec la GTAA expire dans 28 jours, le 22 octobre 2024. Le contrat fait partie d’un processus d’appel d’offres qui permettrait à la GTAA de le transférer à un autre employeur. Cette pratique est connue sous le nom de roulement de contrat abusif.

Dan Janssen, président général du district 140, s’est rendu à Ottawa le 24 septembre 2024 pour parler à un comité permanent au Parlement à propos du stress et de l’anxiété que ces membres subissent en raison de l’absence de garanties appropriées et d’exigences en matière de préavis, ainsi que pour souligner la nécessité d’un salaire décent pour les travailleurs et travailleuses de l’aéroport.

Janssen a incité le comité à combler les lacunes qui existent encore dans le Code. « Je demande de l’aide pour mes collègues. Le projet de loi C-330 pourrait être adopté au cours de la présente session de la Chambre. La législation sur les périodes de préavis des AO devrait s’aligner sur les délais de licenciement collectif et la norme minimale ne devrait pas être inférieure au salaire de subsistance pour tous les travailleurs et travailleuses des aéroports. »

Le député néo-démocrate Alexander Boulerice a déposé un projet de loi d’initiative parlementaire, le projet de loi C-330. Une fois adopté, ce projet de loi garantirait que les travailleurs et travailleuses conservent la même convention collective et le même syndicat, même si l’employeur change au cours d’une période de roulement de contrat.

À la suite de la réunion, M. Janssen a souligné l’engagement de l’AIM en faveur de l’action politique. « L’AIM a toujours été un ardent défenseur politique des droits des travailleurs et travailleuses. Je tiens à remercier le député Matthew Green, porte-parole du PND et son bureau pour son soutien en faveur d’un salaire de subsistance dans les aéroports et pour sa contribution à la lutte contre le roulement de contrat abusif ».

L’audience du comité peut être consultée ici :

AIMTA Canada – Le projet de loi C-58 est enfin la LOI ! Le VPG canadien de l’AIM félicite les militants pour leurs longues années de travail

Un autre triomphe monumental pour le mouvement syndical est l’adoption du projet de loi C-58, la loi anti-briseurs de grève, qui a reçu le soutien unanime des députés et l’approbation du Sénat le 17 juin 2024.

Après des années de lutte incessante, le Canada dispose désormais d’une législation fédérale anti-briseurs de grève. Cette législation est essentielle pour protéger les travailleurs et leur droit de grève. Le recours à des briseurs de grève non seulement porte atteinte à ce droit, mais il aggrave également les conflits du travail et intensifie l’hostilité sur les piquets de grève.

La législation s’appliquera aux employeurs et aux travailleurs des secteurs sous réglementation fédérale couverts par la partie I du Code. Il s’agit d’industries telles que les transports aériens, ferroviaires, routiers et maritimes interprovinciaux et internationaux, ainsi que les banques, les télécommunications et les services postaux et de courriers.

« Je tiens à remercier tous les militants de l’AIM et ceux des autres syndicats et des mouvements progressistes qui ont travaillé sans relâche sur ce dossier. Avec les néo-démocrates du Canada qui se sont battus à nos côtés, nous avons maintenant cette loi”, a déclaré David Chartrand, vice-président général canadien de l’AIM. « “Notre solide programme d’action politique nous a permis de mettre la pression au cours des dernières années.

« J’ai entendu d’innombrables histoires de travailleurs et travailleuses qui ont fait face à des affrontements directs pendant les grèves, mettant en péril leur sécurité et leurs moyens de subsistance. Cela ne doit jamais arriver. Nous sommes heureux de voir cette protection tant attendue pour les travailleurs qui rétablira considérablement l’équilibre à la table de négociation », a ajouté Bea Bruske, présidente du Congrès du travail du Canada.

La nouvelle loi prévoit également que les employeurs et les syndicats se mettent d’accord dès le début du processus de négociation sur les activités qui doivent être poursuivies pendant une grève ou un lock-out afin de garantir la santé et la sécurité publiques. Les parties doivent parvenir à une entente au plus tard 15 jours après l’émission d’un avis de négociation.

Ces mesures entreront en vigueur le 20 juin 2025, ce qui donnera au CCRI le temps de se préparer à ses nouvelles responsabilités, selon le gouvernement fédéral.

L’adoption du projet de loi a, sans surprise, été condamnée par la Chambre de commerce du Canada et la Fédération canadienne de commerce indépendant.