Plan d’investiss. privé dans les aéroports : réaction du NPD

Le chef du NPD, Avi Lewis, la porte-parole néo-démocrate en matière de transports, Heather McPherson, et plusieurs représentants syndicaux dénoncent le projet du gouvernement fédéral prônant la participation du capital privé dans les quatre grands aéroports du Canada.

https://www.cpac.ca/a-la-une/l-episode/plan-dinvestiss-prive-dans-les-aeroports–reaction-du-npd?id=14a399ae-42ea-49bb-a996-bca8d3b9e896

Pétitions

https://www.noscommunes.ca/petitions/fr/Petition/Details?Petition=e-7453&fbclid=IwY2xjawUfskNwZG9mAWV4dG4DYWVtAjEwAGJyaWQRMUlXMTZORTB3aEx6ODlGTkRzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeRZUtPssWkeYmpwWsr6t8h5AIvZd_gnr8OIp_qv5-jHwlLvaGjwHV0qv6uUM_aem_E9TckpFPq0ZDOMezMq0nzA

IAM Canada – Le syndicat de l’IAM réagit aux projets de privatisation des aéroports du gouvernement fédéral

La privatisation des aéroports du Canada fait l’objet de discussions depuis plusieurs années, et le syndicart de l’IAM s’y oppose depuis le début. Nous avons toujours dénoncé les conséquences potentielles pour les travailleurs et les travailleuses des aéroports, les passagers et l’industrie canadienne de l’aviation. Nous continuerons de nous opposer à un modèle qui place les profits privés avant l’intérêt public.

Lors du Sommet canadien de l’investissement à Toronto, le premier ministre Mark Carney a annoncé que le gouvernement fédéral cherchera à attirer des investissements privés au moyen de concessions à long terme pour exploiter les quatre plus grands aéroports du Canada : Toronto-Pearson, Vancouver, Montréal-Trudeau et Calgary.

Selon le premier ministre, le gouvernement conservera la propriété des terrains et des actifs tout en faisant appel à des capitaux et à de l’expertise privés pour assurer l’exploitation et la croissance des aéroports. Il a indiqué que le gouvernement s’attend à mobiliser des dizaines de milliards de dollars grâce à ces ententes, qui seraient réinvestis dans les aéroports régionaux, les infrastructures de transport et d’autres projets structurants pour le pays.

Bien que le gouvernement présente cette initiative comme un moyen d’attirer des investissements et d’améliorer les infrastructures aéroportuaires du Canada, l’IAM demeure profondément préoccupée par ses répercussions sur les travailleurs, les travailleuses et les passagers.

Les investisseurs privés n’entrent pas dans le secteur aéroportuaire uniquement pour fournir des capitaux. Ils cherchent à obtenir un rendement sur leur investissement. Cela soulève de sérieuses préoccupations quant à l’augmentation des frais, à la réduction des coûts et aux pressions exercées sur les salaires, les effectifs et les conditions de travail. En fin de compte, ces coûts pourraient être refilés aux passagers.

Le vice-président général de l’IAM au Canada, David Chartrand, a maintes fois mis en garde contre ces risques, soulignant que la privatisation des aéroports pourrait entraîner une hausse des coûts et une réduction de l’accessibilité, tout en exerçant davantage de pression sur les travailleurs et les travailleuses qui assurent le fonctionnement du réseau aérien canadien.

“ Les aéroports sont des infrastructures essentielles, et non des entreprises créées pour générer des profits. La privatisation place les intérêts des investisseurs devant ceux des travailleurs, des travailleuses, des passagers et des communautés que ces aéroports desservent.” En savoir plus sur les dangers de la privatisation.

L’annonce du gouvernement soulève également des questions quant à la place accordée aux travailleurs et aux travailleuses dans le processus. Bien que le gouvernement affirme vouloir collaborer avec les autorités aéroportuaires et d’autres parties prenantes, notamment les compagnies aériennes et les administrations municipales, aucun engagement précis n’a été annoncé concernant la consultation des travailleurs , des travailleuses et des syndicats, ni en matière de sécurité d’emploi ou de protection des travailleurs et des travailleuses.

Cette situation est particulièrement préoccupante pour l’IAM, qui représente des milliers de travailleurs et de travailleuses dans le secteur canadien de l’aviation.

L’IAM soulève activement ces préoccupations auprès des décideurs fédéraux. Lors de la Journée de lobbying du Congrès du travail du Canada (CTC), en novembre 2025, plus de 70 représentants de l’IAM ont rencontré des députés afin de discuter des dangers de la privatisation des aéroports et de ses répercussions potentielles sur les travailleurs, les travailleuses et les voyageurs.

L’IAM est claire : le Canada a besoin d’investissements dans ses aéroports, mais ces investissements doivent servir à renforcer les infrastructures publiques, à maintenir de bons emplois et à favoriser un transport aérien abordable, et non à créer de nouvelles occasions de profits pour des investisseurs privés.

Nos aéroports sont essentiels à l’économie et aux collectivités du Canada. Ils doivent être exploités dans l’intérêt public, en plaçant les travailleurs et les passagers au cœur des décisions.

L’IAM continuera de s’opposer à la privatisation des aéroports et de défendre un réseau aérien canadien solide, sécuritaire et accessible.
1.Signer la petition: Joignez-vous à l’IAM et demandez au gouvernement du Canada de rejeter toute proposition visant à privatiser, vendre ou transférer la propriété ou le contrôle des aéroports canadiens à des intérêts privés à but lucratif. Faites entendre votre voix et contribuez à protéger les aéroports du Canada, leurs travailleurs, travailleuses et les voyageurs.

2.En savoir plus sur les dangers de la privatisation: Consultez la présentation de l’IAM sur les préoccupations liées à la privatisation des aéroports et les démarches entreprises pour s’y opposer.

3.Lire l’annonce du Sommet Canadien de l’Investissement: Consultez l’annonce complète du gouvernement du Canada concernant le premier Sommet canadien de l’investissement.

Contacts médias:
Michel Richer – Coordonnateur du Québec: mricher@iamaw.org
Guillaume Valois- Communicateur: g.valois@aimta712.org

IAM Canada – Les spécialistes des soins aux clients de SkyCharter ratifient leur toute première convention collective

Une étape importante a été franchie pour les spécialistes des soins aux clients (CCS) de SkyCharter FBO à Toronto, qui ont ratifié leur toute première convention collective avec l’IAM.

Le 4 novembre 2025, le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a accrédité l’IAM à titre de représentant syndical des CCS. Après avoir épuisé les processus de conciliation et de médiation et obtenu un solide mandat de grève de la part des membres, l’IAM et SkyCharter sont parvenus à une entente de principe, qui a été ratifiée à l’unanimité par les membres.

La nouvelle convention collective d’une durée de trois ans est rétroactive à la date de l’accréditation et apporte des gains importants aux membres. Les employés qui étaient en poste au moment de l’accréditation recevront une rétroactivité salariale. L’entente prévoit également des augmentations salariales annuelles, une amélioration importante pour des travailleurs et travailleuses qui ne bénéficiaient pas auparavant d’augmentations annuelles garanties par l’employeur. Les membres recevront également une prime de signature de 350 $.

La convention collective prévoit d’importantes améliorations aux salaires, aux avantages sociaux, aux horaires et aux conditions de travail, notamment :
1) Amélioration du congé de deuil, avec cinq jours payés suivant le décès d’un conjoint ou d’un enfant, comparativement à trois jours auparavant.
2) Une rémunération à 1,5 fois le taux régulier pour les pauses-repas interrompues.
3) Les heures supplémentaires rémunérées à 1,5 fois le taux régulier.
4) Un minimum garanti de quatre heures de travail en heures supplémentaires lorsqu’un employé est rappelé au travail, comparativement à trois heures auparavant.
5) La création d’une banque de 40 heures de travail en heures supplémentaires.
6) Des jours fériés supplémentaires, notamment le jour de la Famille et l’anniversaire de naissance des employés.
7) Une indemnité de présence aux fonctions de juré sans maximum.
8) Dix jours payés de congé médical ou de maladie accordés chaque année le 1er avril.
9) La possibilité de prendre des journées de vacances individuelles.
10) Des protections contre la sous-traitance du travail effectué par les membres de l’unité de négociation.
11) Une prime de 2 $ l’heure pour les chefs d’équipe.

Cette première convention collective représente une réalisation importante pour les CCS de SkyCharter FBO. Elle démontre la force des travailleurs et des travailleuses qui s’unissent, restent solidaires et négocient collectivement pour obtenir de meilleurs salaires, de meilleurs avantages sociaux et de meilleures conditions de travail.

Déclaration du syndicat de l’IAM au Canada sur la décision du gouvernement du Canada de se retirer de l’accord commercial Canada–États-Unis

David Chartrand, vice-président général canadien du syndicat de l’IAM au Canada, a publié la déclaration suivante au sujet de la suspension des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis :

Le gouvernement fédéral a eu raison de mettre fin aux négociations, car ce qui était sur la table aurait maintenu des tarifs douaniers qui ne servent qu’à exercer des pressions, tout en obligeant le Canada à céder sur des décisions qui relèvent légitimement des Canadiens. Un accord à ces conditions aurait coûté beaucoup plus cher à notre pays au cours de la prochaine décennie que le combat que nous menons aujourd’hui.

Nos membres construisent et entretiennent des aéronefs, transportent des passagers et du fret, et travaillent dans les secteurs de la fabrication et de la défense, ce qui les place directement sur la trajectoire de ce qui s’en vient. Dans l’aérospatiale, les composants traversent la frontière plusieurs fois avant qu’un aéronef soit terminé; un tarif de cette ampleur ne s’applique donc pas une seule fois avant de disparaître, il s’accumule à chaque étape et touche chaque travailleuse et travailleur de cette chaîne. Ces tarifs ne sont pas payés par ceux qui les ont conçus; ils sont payés par les travailleurs et les travailleuses dont les heures sont réduites, par les familles qui composent déjà avec la hausse des coûts et par les communautés bâties autour d’une seule usine ou d’un seul hangar.

Il existe un deuxième coût dont on parle beaucoup moins, et c’est l’incertitude elle-même. Une entreprise qui décide aujourd’hui où implanter un programme aérospatial ou de défense prend un engagement qui durera quinze ou vingt ans; lorsque la politique commerciale américaine change toutes les quelques semaines, le travail est dirigé vers les endroits où le terrain est plus stable. Une fois qu’un programme quitte ce pays, il ne revient pas au cours d’un cycle économique.

Nous appuyons la décision du gouvernement fédéral de répondre à ces mesures de façon équivalente, mais les contre-mesures, à elles seules, ne constituent pas un plan pour les personnes qui en subiront les effets. L’assurance-emploi doit être plus facile d’accès et durer assez longtemps pour soutenir les travailleurs et les travailleuses pendant une perturbation de cette durée; le travail partagé et les mesures de soutien salarial doivent être élargis avant que les ralentissements temporaires ne se transforment en mises à pied permanentes; et toute aide versée aux employeurs devrait être assortie de conditions fermes afin de maintenir les emplois et la production au pays. C’est aussi le moment de faire travailler les marchés publics fédéraux et les dépenses de défense ici même, avec des retombées industrielles garanties et avec l’entretien, la réparation et la révision effectués par des travailleurs et des travailleuses canadiens plutôt qu’envoyés au sud de la frontière.

Le gouvernement fédéral ne peut pas porter ce fardeau seul. Les provinces détiennent les leviers qui déterminent si un employeur ciblé peut rester ouvert pendant une période difficile, qu’il s’agisse d’allégements de charges salariales, de fonds de formation ou des conditions attachées à leurs propres marchés publics, et elles devraient les utiliser dès maintenant plutôt que d’attendre de voir combien de temps cette situation durera. Le travail dans l’aérospatiale et la fabrication est concentré dans un petit nombre de communautés, et lorsqu’une usine ferme, elle entraîne aussi vers le bas le réseau de fournisseurs qui l’entoure. Chaque ordre de gouvernement a un rôle à jouer, et les travailleurs et les travailleuses jugeront chacun d’eux selon que l’aide arrive pendant qu’il est encore possible de sauver les emplois.

Nos membres sont prêts à traverser une période difficile, et nous nous attendons à une réponse à la hauteur de ce qu’on leur demande de porter. L’IAM continuera de faire valoir ce message auprès du gouvernement fédéral jusqu’à ce qu’il y réponde.